Notre défi de ces prochains mois : tenir un blog relatant nos aventures aux Etats-Unis.
Delphine à Miami, David à New York (muté à Chicago depuis Novembre 2012).
So have a seat, relax and live the American Dream with us...
L’été s’installe… ou presque. On
essuie orages sur orages. Mais de temps en temps, on a un soleil qui nous
caresse la peau ! De toute façon, c’est toujours mieux qu’à Paris. D’après
ce que je peux comprendre, et comme le disait Nicoletta, « il est mort le
soleil ».
En tout cas, au revoir hiver. Il
était rude. Et encore, il paraît que ce n’était rien comparé aux années
précédentes. Ouh boy!
Maintenant que la température a
augmenté, bon nombre de gens ont (enfin) décidé de me rejoindre dans mon Nord à
moi. Pensée à Marie K. qui a eu le courage de venir malgré le froid glacial.
Delphine, la frileuse de Miami
Mon acolyte sur ce blog. Nous
nous sommes déjà revus à plusieurs reprises dans le passé : moi à Miami en
Septembre, Delphine à New York en Octobre. Rencontres que nous n’avons jamais
relatées effectivement. Depuis le début, avec Delphine, on traverse les mêmes
histoires, les mêmes galères. Et je dois avouer qu’heureusement elle était là.
Ca rend les choses tout de suite moins difficiles à aborder !
Julie et Alex, les touristes
qui passent à côté du Bean sans le voir
Un week-end fugace mais très
sympa. Bon, Julie s’attendait à la plage. Malheureusement, la petite
température en a décidé autrement. Au lieu de ça, un bon burger dans mon Burger
Bar préféré !
Blandine & Anne-Claire, les
nouvelles arrivantes
Blandine et Anne-Claire vivent à
New York depuis quelques mois. Elles n’ont pas attendu pour venir à Chicago !
Son installation à New York est d’ailleurs
très flippante en termes de coïncidences… Comme moi, elle a dû passer par des
galères de logement. Au final, elle a atterri dans le même immeuble que celui
où j’ai vécu. Pas dans la même chambre mais avouez que la coïncidence est
grande ! En tout cas, je me revois à travers ses histoires et ça fait tout
drôle, comme si le temps du bilan est proche… J’en deviendrais presque
nostalgique. Ma vie à New York avait un côté magique, fatigante, mais magique
quand même.
Toutes ces visites, sur trois
week-ends d’affilé m’ont permis de visiter de fond en comble Chicago. On ne
peut pas dire qu’avec l’hiver, je me suis baladé énormément. Et quand je le
faisais, c’était tout seul. Bon certes, j’ai visité The Bean trois fois et je n’ai
pas arrêté de manger les « spécialités » de la ville (à base d’huile
et de gras). Mais ça fait du bien d’avoir de la visite !
Et ce n'est pas fini. Marie L., une ancienne collègue d'AXA France, vient à Chicago tout droit de Montréal. Mes amis sont bien trop internationaux !
Sinon, de mon côté, ça va. Ce n’est
toujours pas l’éclate totale au travail (c’est même difficile) mais je prends
mon mal en patience en me disant que c’est bientôt fini. Se créer alors un
sentiment bizarre : je suis tiraillé entre avoir hâte de finir mon boulot
et entre ne pas vouloir quitter Chicago. Mais bon, j’essaie de garder ma
motivation tant bien que mal.
Ah oui, j’ai changé d’appartement.
Le bail de l’ancien arrivant à terme, j’ai réussi à trouver un nouvel
appartement avec l’un de mes anciens collocs… pile en face. Le déménagement
était douloureux et je me rends compte que j’ai accumulé beaucoup de choses. Le
retour en France va être sympa ! Ce nouvel appartement est plus petit mais
tout aussi confort. Je vous laisse juger par ces photos.
These past few weeks have been intense and there are some stories to share. From May 24th to 27th, I visited my dear David up there in the windy city. To be honest, it has not actually been so windy but it was really cold. Ok, as compared to Miami, pretty much every city is cold. My sandals and I had a pretty bad time, especially at night. Apart from that, everything has been absolutely great!
On Friday night, my plane was one hour delayed but I finally made it and got to David's place at about (I think) 11-11:30pm. We decided to go out and had a drink in a bar / restaurant really close to his place. Talking about his place, let me mention how big the house he's living in is!! 3 floors, 2 huge living-rooms, I can't count how many bathrooms and bedrooms. That's a big change from NYC, lucky you! Once in the bedroom, a little iPad time and then,, we fly to Sweetdreams Land.
On Saturday, we took the subway to dowtown Chicago.
David and me in front of Chicago's Bean
The Bean
Chicago's faces
Time to take many pictures at the Bean, admire the skyline Under a white sky and enjoy the fake rain created by the fountains and Chicago's faces and we move towards a lovely building hidden between many others. This looks actually like an art school. Once Inside, we hear piano rehearsals or singing voices through the walls. The atmosphere is musical. Listening to David's singing training with a Professional singer for 45 minutes both reminded us of Musical's rehearsals. Nostalgia, welcome to the room...
Saturday night was the time for a drink or two in a bar, time also to meet David's friends. One restaurant, one bar and two clubs later, we decide it is time to go home and fine some sleep.
Sam, David and me
On Sunday, David, Sam and I went to a navy peer and to a rooftop bar with a wonderful view. You can judge yourself!
View from the restaurant / bar
David and Sam
Navy Peer
Monday was my last day and I spent it all with David. It was a national bank Holiday, Mémorial Day. Just for the history of this day off, it is offered to American worker in order to commemorate all Americans who died in wars, defending the USA, and it is also the day for all people in the army, policemen, officers etc...
All in all, a wonderful weekend with my very good friend. Thanks Dav, time to go home :)
Le soleil s’est enfin installé
sur Chicago. Les arbres fleurissent et les gens ont sorti leurs shorts et leurs
tongs. C’est une toute autre façade de Chicago que je n’avais jusque là pas
encore rencontrée, comme si la ville sortait enfin de son hibernation
hivernale. La musique s’installe aussi dans les rues : les musiciens de
rue se mettent à jouer du jazz sur le trottoir et des affiches promouvant les
festivals de l’été commencent à apparaître. Bref, il fait bon vivre.
Il me reste quatre mois sur le
territoire américain. Quatre mois. Qu’est-ce que ça passe vite ! Mais l’heure
n’est pas encore au bilan, au contraire. Je commence à penser à l’avenir.
Je finis officiellement le
travail fin Juillet mais mon visa m’autorise à rester un mois de plus sur le
territoire américain. Du coup, je me concentre sur ce que je peux faire en Août.
Il est question de Road Trip sur la côte Ouest avec des amies. Je commence à
creuser le projet, j’espère vraiment pouvoir le mener à bout. Ce serait une
belle façon de clôturer cette expérience américaine.
Mais ma tête anticipe encore plus
loin dans le temps. Quid du après USA ? Même si au fond de moi, j’ai envie
de rentrer en France, mon petit doigt me dit qu’au bout de quelques semaines /
mois, je vais vouloir repartir ailleurs. Je me trompe peut-être.
Il y a encore quelques mois, tout
était clair dans ma tête : je rentre en France, passe par l’étape chômage
pendant quelques mois, vends mon expérience aux USA, me trouve un CDI si tout
va bien et envisage de me poser, enfin.
Mais forcément, la vie ne se passe pas forcément comme dans ta tête. Tu
n’avais pas anticipé de rencontrer cette personne. Au départ, tu te dis que c’est
passager, tu n’envisages rien de sérieux. Et puis les jours avancent, et tu te
rends compte que tu t’accroches. Et là, l’avenir devient incertain. Tu décides
quand même de partir, non sans remords. Mais est-ce que ça veut pour autant
dire que tout doit s’arrêter après cette date butoir ? Et si cette
personne te suivait ? Et si vous vous retrouviez ailleurs ? Et si
tout simplement vous vous donniez une chance ?
Et puis l’idée mûrit. Je me dis
alors : « Pourquoi ne repartirais-je pas ? ». C’est vrai,
après tout je n’ai que 24 ans. Une autre expérience à l’étranger ne peut pas
faire de mal, et puis c’est le moment ou jamais. Alors c’est décidé, je vais
envisager de repartir ailleurs. Peut-être pas de suite mais dans un avenir
proche. Affaire à suivre.
C’est bien beau de penser aux prochains projets. Mais en attendant, tu
es à Chicago, alors profite.
C’est vrai. Il faut que j’en
profite, que je continue de me construire des souvenirs, que je laisse ma trace
dans cette ville, à commencer par ma trace vocale.
Lorsque l’on arrive dans un nouveau
pays, on a ce fantasme de vouloir s’intégrer à la population pour découvrir,
apprendre et comparer leur culture à la nôtre. Quand j’étais à New York, je
dois avouer que j’ai usé de la carte de la facilité. Cette ville est connue
pour attirer le monde entier et les Français n’échappent pas à la règle. J’ai
passé la plupart de mon temps à New York entouré de Français. Certes, cela
permet d’explorer les environs et d’apprendre ensemble la culture américaine.
Mais on ne peut pas dire qu’on la connaît de l’intérieur.
La grosse différence depuis que
je vis à Chicago c’est que je ne suis pas spécialement proche de la communauté
française : mes colocataires sont américains et ils me font rencontrer
leurs amis, eux aussi américains. Mis à part quelques rencontres avec des
Français et ma boîte qui est française, ma vie se joue en V.O. Meilleur moyen
pour améliorer son anglais vous me direz ! Vrai. Mais ce n’est pas sans
difficulté. L’anglais qu’on nous apprend à l’école est basique et nous prépare
plutôt au monde du travail ou bien à ne pas être un touriste complètement
égaré. Mais lorsqu’il s’agit de discuter avec un groupe d’une dizaine de
personnes sur plusieurs sujets (parfois en même temps), c’est là où on peut en
perdre plus d’un.
Tenez, imaginez un étranger
assister à ça :
-Wesh gros, bien ou bien ?
-Tranquille et toi ?
-Tranquille pépère. Quoi de neuf ?
-Pas grand-chose, je suis un peu vénère que tout s’passe
pas comme j’veux au taff mais bon, je fais avec.
Bon, ok j’exagère un peu. Mais
l’idée est là.
Résultat, après une journée de
travail à mélanger français et anglais, parfois je déconnecte mon cerveau et
fais semblant de comprendre ce qu’on me dit sans nécessairement répondre.
Je ne sais pas si c’est
réellement une question de cerveau ou bien d’effort à fournir : d’autres
arrivent très bien à aller d’une langue à l’autre sans se fatiguer. Bref, du
coup, j’ai peur de paraître pour un associable qui ne parle à personne.
Où est passé le David qui fait
des blagues à tout va ? Ce David-là parle français. C’est assez déroutant
de voir à quel point je peux être deux personnes plus ou moins différentes
selon la langue que je parle. Mais ce n’est pas tant surprenant que ça. Le
Frenssè et ma lengue nattal donc faurcémen cé plu naturelle. Et au final, mon
moi Français me manque.
Mais c’est bien connu, baigner
dans une culture différente de la sienne quasiment 24h sur 24h, on améliore sa
compréhension et son expression. Alors, maintenant j’arrive à suivre les
conversations, youhou !
Autre fait intéressant d’être
Français parmi uniquement des Américains c’est qu’on demande toujours ton avis.
L’autre jour, les gens avec qui j’étais parlaient de politique, d’éducation, de
leur système de santé, lorsque quelqu’un s’est tourné vers moi et m’a demandé :
« Et comment ça se passe en France ? ». Et là, toute l’attention
se porte sur toi. Tu as intérêt à briller en société. Heureusement que je suis
un peu l’actualité de la France. Pourquoi les gens s’attendent à ce que je
sache tout ça, qui plus est à 23h un samedi soir ?
« Et sinon David, comment se
passe la situation fiscale en France vis-à-vis des jeunes en contrats de
travail temporaire ? » Je ne sais pas, laisse-moi tranquille !
Et puis forcément, on commence à
comparer la situation américaine et la situation française. « Tu penses
David que le modèle français va encore survivre ou tu penses qu’il s’essouffle ?
Car, j’ai l’impression que la France, et l’Europe de façon générale, subit plus
la crise que nous aux Etats-Unis. Faut dire que votre système de santé vous
ruine ! ».
Puis vient la question qui fâche.
« David, que pensent les Français des Américains ? »
Tu veux vraiment que je te dise
qu’en France, la caricature de l’Américain est le gros stupide fermé d’esprit ?
Et cette vidéo n’aide pas : Name six other continents
Bon, je précise bien sûr que les
Américains ne sont pas tous stupides. Il y en a autant que des Français
stupides !
Cet article n’a pas pour but de
créer de polémique ou qu’est-ce, juste décrire l’attention que l’on peut
attirer lorsque nous sommes Français aux Etats-Unis. Mais ce sont ces échanges
qui rendent l’expérience à l’étranger encore plus riche même si parfois ça mène
à des situations inconfortables. Mais c’est bien pour ça qu’on part, pour s’ouvrir
l’esprit.
I know, I know, I keep repeating myself that I need to write, that I am late and lazy...
Obviously, quite a lot has happened during all these months.
I remember I never actually wrote about my weekend to Key West. It was absolutely lovely! I went to this place with two French friends from my business school, Antoine living in NY and Eva living in Miami and my dear Brazilian friend, Gigi. Our little group left Miami on a Saturday morning and took the road for the most beautiful 4h-drive one could dream on. We have been pretty lucky in our lives and have already had the chance to visit many countries and seen fantastic landscapes, but this one is absolutely breathtaking. Picture yourself on a never-ending road with only two lanes. On your right and on your left, all you have is the deep blue ocean for as far as your eyes can see.
We arrive in Key West still amazed by the trip and get to our nice motel, ideally located. Indeed, we only have to walk about Duval Street, where you have all the bars and restaurants of the city. That's actually where we spent most of our weekend. On Saturday afternoon, we started eating and drinking at about 3pm, a couple of hours before we went back to the motel to shower and get ready for a long night in various bars.
You can hardly be disappointed, considering the variety of ambiances in all the bars of the street. Should you prefer live rock music or mainstreams (including of course Rihanna), you will necessarily find what's going to make you dance.
The most "interesting" bar was the one where you could have as much clothes as you want... Or let's say as few clothes as you want. This is how we ended up seeing one completely naked man and two top-less women.
On Sunday afternoon, after getting a nice rest, we rented bikes to see the whole area and had a great breakfast in a very popular restaurant. While waiting for the food to come, we decided to take advantage of the tennis table available and played for a while.
On the way back, we stopped to feed fish, as suggested by Eva's coworkers. It was a little scary since big birds were flying around to get the food first, but I must admit we had a great time.
Je suis rentré en France… au
moins le temps d’une semaine.
Samedi 16 mars 2013, grand jour
pour environ 900 étudiants de l’EDHEC : c’est la remise des diplômes.
Yee-ha. On repense à toutes ces heures de khôlle tard dans la soirée, on
repense à ces DM qu’il fallait rendre le lendemain, on repense aux concours,
aux ECRICOME, à la BCE, on repense à l’annonce des résultats, on se remémore
ces supers années d’école de commerce dont les moments les plus marquants ne
sont pas forcément en lien avec l’enseignement scolaire.
J’ai longtemps pensé que la
remise de diplôme n’était pas si importante que ça, jusqu’à ce que je pense aux
toges et aux chapeaux. Alors c’est décidé, je prends mes billets pour Paris
accompagnés de 7 jours de congés (la moitié de mes vacances en fait). Et comme
j’aime faire les choses dramatiquement, je décide de ne tenir au courant que ma
famille ainsi que quelques amis : ce sera donc un passage surprise.
Je vous épargne le trajet :
rien que le fait de penser aux 8 heures d’avion m’épuise. Ma grosse crainte
était mon arrivée sur le territoire français. Aéroport Charles de Gaulle pour
t’accueillir, y’a plus glam. En fin de compte, tout va bien, la France n’est
pas devenue triste. Maman et Papa viennent me chercher, direction la maison. Il
est 9h du matin, soit une heure du matin à Chicago, autant dire que je ne pète
pas la forme mais je me suis promis de ne pas faire de sieste pour ne pas être
décalé toute la semaine. J’enfile donc sorties sur sorties : shopping pour
la cérémonie de demain. Je passe un petit coucou à mes amis au courant de mon
arrivée : j’ai hâte d’être au lendemain.
20h, je ne tiens plus, je
m’écroule dans mon lit… pour me réveiller à 9h. Je me dis « Suck it décalage horaire ! I nailed it! »
Mais je me rends compte qu’il s’agit de 9pm… je n’avais tout simplement
pas changé l’heure de mon portable. En vérité, il est 4 heures du matin. Je
n’arrive pas à me rendormir, je suis ravi. Mélange d’excitation et de décalage
horaire, j’ai connu meilleur cocktail.
Le grand jour arrive. Et la
surprise est réussie. Constance L. peu discrète qui te saute dessus en perdant
son chapeau, une Marie L. ébahie dont la tête méritait une photo. 9 mois qui se
sont écoulés, et en une journée, on a l’impression que je ne suis jamais parti.
Je vais chercher ma toge et mon chapeau, et c’est parti pour 4 heures de
cérémonie. Je ne cache pas que c’était long mais il y a eu des moments drôles
et émouvants. We’re grown ups now! On
enchaîne les photos, les bouchées, les coupes de champagne, puis direction le Gala.
A défaut d’être la soirée du siècle, ça permet à tous de revoir quelques
visages familiers, qu’on le veuille ou pas. Les questions sont les mêmes :
« qu’est-ce que tu deviens ? ». Les gens sont impressionnés
quand je dis que j’ai un job à Chicago. Le plus drôle c’est de voir le sourire
s’effacer quand j’annonce que j’ai démissionné.
:)
Le reste de la semaine n’est pas
de tout repos. Il faut rencontrer le plus de monde possible en très peu de
temps. Je me ballade à droite à gauche, majoritairement sur Paris. Je
redécouvre donc les joies du RER A. Paris m’avait manqué, son métro m’avait
manqué, les gens m’avaient manqué. Je remarque qu’il y a beaucoup plus
d’Américains que du temps où je ne vivais pas à Chicago. Mouais, je pense qu’il
y en a toujours eu autant en fait.
Ca a son charme en fin de compte !
Je suis content de savoir que mes
amis avancent dans leur vie de façon positive : je les trouve heureux.
Avoir été loin de ses amis un
temps, forcément on a raté des moments forts, on devient de plus en plus
étranger. Et encore, je ne suis parti que 9 mois. Mais au final, who cares, l’important c’est ce que je
construis avec eux durant cette semaine.
Et puis il est temps de repartir
pour Chicago. Pas de pleurs cette fois. Un trajet encore plus long. Je commence
à saturer de l’avion. L’arrivée est un peu difficile : le gris ne me
change pas de Paris mais la neige… Day
off le lendemain pour me reposer et c’est reparti pour le train-train
quotidien. Mais en fin de compte, le soleil commence à apparaître et le retour
n’est pas si dur. Toujours cette Epée de Damoclès sur mon avenir à Chicago
mais on essaie de ne pas trop y penser.
Du soleeeeeeeeeil.
Bref. Cette semaine en France était
ce qu’il me fallait. Contrairement à beaucoup de Français installés aux Etats-Unis,
je ne me dis pas que je ne veux absolument pas rentrer au pays. Prochain retour
prévu pour Août quoiqu’il arrive. En attendant, il faut que je profite à fond
de Chicago, surtout que les beaux jours arrivent.
Bon, là, je pense qu’il est temps
d’écrire un nouvel article.
Le petit passage à vide du mois
de Décembre est fini. Il a été sûrement dû à la nostalgie de la France, de ma
famille et de mes amis, à la neige et au froid. Il fait toujours froid et au
moment même où je vous écris, une tempête de neige se prépare. La France est
toujours là où elle est, ainsi que mes amis et ma famille. Alors qu’est-ce qui
explique que ça va mieux ?
Récemment, je me suis donné un
coup de pied au derrière et me suis forcé à reprendre un rythme moins routinier
que le métro-boulot-dodo. Je ne voulais pas (plus) laisser mon travail
m’envahir (notamment la tête). Les cours de chant ont beaucoup aidé. Ils
m’apportent tellement que je ne peux pas m’empêcher de prendre une séance par
semaine, même à $60 les 45 minutes. Ce qui est intéressant avec ces cours c’est
que Davin Youngs, mon professeur, me fait faire des choses dont je n’ai pas
l’habitude de faire. En ce moment,
« With So Little To Be Sure Of », un vrai morceau de Musical Theater.
Ca change, c’est challengeant, ça fait du bien.
Et une fois que je me suis
embarqué dans ce nouveau circuit, une activité entraînant une autre, je me suis
retrouvé à différents concerts ces dernières semaines. Le premier concert a été
celui de Davin Youngs dans la Chapelle de l’Université de Loyola. A noter déjà
que le cadre était incroyable ! J’ai donc assisté au concert d’une chorale
professionnelle. Un répertoire très classique mêlant chant acapella et orgue.
Un beau moment.
Le deuxième concert était celui
des Pentatonix. Gros fan ! J’ai découvert ce groupe acapella quand j’étais
encore en France. Je me balladais sur Youtube et suis tombé sur une émission
« Sing Off », une compétition de groupes acapella. Ces gars ont un
talent fou ! Alors, un peu comme pour les chanteurs de Broadway à New
York, quand j’ai appris que Pentatonix passait à Chicago, bim bam boum, je me suis rue sur mon ordinateur pour acheter des tickets. C’était fou je vous dis, FOU !
La musique mise de côté, ces deux
derniers mois ont été aussi ponctués par des visites d’amis à Chicago. Marie K.
est venue tout droit de New York City pour me rejoindre dans le froid glacial !
Quand je demande à mes amis quand est-ce qu’ils comptent me rendre visite, je
reçois le même discours : « Ah mais trop, je veux trop venir ! En
revanche, je préfère attendre que les beaux jours reviennent ! Mais vers
Avril-Mai, je viens c’est sûr ! ». Merci. Mais Marie K. n’a pas peur
du froid, non ! Et au final, on a passé un week-end super ! Le fait
de lui faire visiter des endroits que j’avais moi-même déjà visités seul m’a
fait apprécier davantage Chicago. Car je pense que ma période de « déprime »
m’a un peu empêché d’apprécier cette ville. C’est maintenant chose réglée.
Et puis, je rencontre aussi pas
mal de gens. Des Américains mais aussi des Français vivant à Chicago. Et ce
sont aussi ces derniers qui m’ont ouvert les yeux sur la coolitude de Chicago.
Sam L. vient aussi d’emménager à
Chicago depuis quelques jours. Donc au final, les gens commencent à affluer
vers Chicago et forcément on se sent moins seul !
Je pense quand même que ce qui a
changé la donne c’est que j’ai décidé de ne pas continuer dans mon job actuel. Il
était prévu que mon visa J1 se finisse en Juillet puis que je passe sur un visa
H1B, d’une durée de 3 ans. Je ne vais pas donc pas continuer après Juillet. Je
dois avouer que l’annoncer a été la partie la plus difficile… enfin dans ma tête.
J’étais anxieux, effrayé de la façon dont j’allais annoncer ma « démission ».
C’est vrai, on ne sait jamais comment va réagir ta hiérarchie. Et quand bien même
je n’étais pas marié à ma boîte, il y a toujours une part de culpabilité lorsque
l’on fait une telle annonce. En école de commerce, on nous apprend à comment
trouver un emploi, voire à comment virer un employé, mais jamais on ne nous a
appris à comment démissioner. « C’est simple, tu dis à ton boss que tu
veux démissioner ». Effectivement, Marie K. a raison dans un sens, mais
quand même. J’avais peur que ma boss me fasse du coup finir plus tôt ou bien
que sa considération vis-à-vis de mon travail et de moi allait changer. Finalement
je me suis lancé et voici sa réponse : « Ok, pas de souci. De toute
façon tu n’étais lié qu’à ton visa J1. C’est gentil en tout cas de me prévenir
à temps. » Par la suite, elle m’enverra un mail me disant qu’elle me
regrettera quand je serai parti. Bon, le message était : « Why do you
leave us? ;(» Ca veut dire ce que ça veut dire, n’est-ce pas ?
Et depuis que j’ai annoncé cette
nouvelle, tout va de mieux en mieux au travail. Je me sens plus confiant, plus
maître de moi-même. Forcément…
Je reçois ensuite ce message de
la part d’une cliente (non pas que j’ai envie de me la péter, mais presque) :
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Thanks again David!
Certes, tout est devenu beaucoup
plus positif maintenant. Mais je ne reviendrai pas sur ma décision. Une de mes
résolutions pour 2013 était de me battre pour ce que je crois. Et je crois
profondément que ce métier ne me correspond pas pour une période d’au-delà d’un
an. En revanche, qu’est-ce que je veux faire du coup, telle est la question. Officiellement,
je rentre donc en France en Juillet / Août mais je cherche quand même à
trouver un job à Chicago. J’ai l’impression que c’est peine perdue à cause de
cette histoire de visa. D’un côté, un Français qui ne peut commencer qu’en
Juillet, à qui on doit payer $4,000 pour son visa et qui n’est pas un local. D’un
autre, un Américain aux mêmes qualifications, qui peut commencer de suite et
qui n’a pas besoin de visa. Hum. Je me dis en tout cas que je dois le tenter
pour ne pas avoir de regrets plus tard.
Voilà à peu près les évènements
minimes de ma vie. Le fait d’avoir relaté ces derniers mois dans cet article me
fait me rendre compte à quel point cette expérience américaine me fait grandir
jour après jour. Une des leçons que j’ai apprise en tout cas est que nous
sommes maître de la façon dont on veut mener notre vie (ou presque). Si je ne m’étais pas
donné un coup de pieds aux fesses, je pense que je serais resté là à me
morfondre et à attendre que ça se passe. Grâce aux conseils de mes amis et à ma
famille notamment, j’ai réussi à casser cette dynamique. Bizarrement, ça n’a
pas été une chose évidente- à croire que lorsque l’on est dans une phase un peu
noire, on a tendance à vouloir rester dedans.
Je sens que d’autres défis m’attendent
durant ces prochains mois. Mais n’était-ce pas le but de toute cette expérience ?
Et au final, j’ai hâte de voir ce qu’ils me réservent. Et je continuerai d'utiliser ce blog comme le miroir de ma vie américaine.